La scène musicale de Détroit renaît de ses cendres

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Détroit voit un nouveau label de musique émerger, emmené par Jarrett Koral, un ado de 16 ans

jett plastic recordings logo

Autrefois symbole du rêve américain et berceau de plusieurs courants musicaux, la ville de Détroit est tombée en décrépitude suite à l’effondrement de son industrie automobile. Après avoir prospéré au 20e siècle, la “Motor City” peine à retrouver toute sa splendeur. Mais certains se battent pour que la ville conserve son rayonnement culturel d’antan. C’est le cas de Jarrett Koral, un adolescent de 16 ans, aujourd’hui propriétaire de son propre label de musique.

Fut un temps où Detroit rayonnait de toute part. Sur le plan musical, la ville a notamment abrité le siège de la célèbre compagnie de disque Motown et a vu débuter, entre autres, de nombreux artistes tels que Iggy Pop & les Stooges, Eminem, Smokey Robinson, Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Temptations, MC5, The Supremes, The Jackson Five et plus récemment The White Stripes. Mais depuis la crise de 2008, c’est le néant. Quelques irréductibles amoureux de musique tentent de redorer le blason de la ville avec des initiatives.

bootsey x, record produced by jett plastic recordings

En 2012, le jeune Jarrett, âgé de 14 ans, souhaite aider un artiste local à lancer son EP. Ne se laissant pas effrayer par la tâche à effectuer, il décide de produire l’album par ses propres moyens. Pour se faire, il revend sa collection personnelle de vinyles et récolte environ 2000 dollars. Avec cette somme, il crée son label Jett Plastic Recordings. Le succès est mitigé mais c’est une bonne première expérience. Le jeune Koral ne se décourage pas pour autant et persévère dans cette voie. Au bout de 3 ans, la liste des artistes signés chez Jet Plastic Recordings s’est allongée et son éclectisme musical colle parfaitement à la diversité musicale de Détroit.

Pour se démarquer et attirer l’attention sur son label, Jarrett Koral s’est attaché à développer un concept. Ce dernier repose sur l’absence d’une quelconque restriction dans le choix des genres musicaux produits. Tous les vinyles produits par Jet Plastic Recordings sont colorés et illustrés par des artistes locaux. En plus de ce détail esthétique, Koral a également eu la bonne idée d’utiliser les vinyles de couleurs comme genre de décodeur pour lire les paroles imprimées sur la pochette.

Avec un concept bien rodé, une bonne dose d’initiative, Jarrett Koral est en passe de réussir son pari et peut croire au renouveau de Détroit. Comme il le dit sur son site internet, son but est de : “soutenir des concerts locaux et nationaux, offrir un soutien pour les tournées et la chance de produire la musique sur vinyles pour les fans à la fois localement et dans le monde”.

On salue l’initiative du jeune entrepreneur et espérons que son projet prenne l’ampleur qu’il mérite !

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