Hello Vinyl, collectionneuse de vinyles – Est de la France

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En passant par l’Est de le France, nous sommes allés à la rencontre d’Hello Vinyl. Grande fan de metal, youtubeuse, blogueuse et bien évidemment collectionneuse de disques, elle nous raconte au travers de son interview sa rencontre avec le vinyle et l’amour qu’elle porte au support. Découvrons ensemble son histoire !

Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Je suis Hello Vinyl, collectionneuse compulsive qui se soigne et passionnée maladive de musique qui s’assume. Je viens du fin fond du sillon, sur les contrées d’Instagram.

portrait hello vinyl

Comment et quand as-tu commencé à collectionner les disques vinyles ?

J’ai commencé assez tardivement ma collection pour une simple raison : les passions coûtent cher. Même si j’achetais des vinyles auparavant, ce n’est que depuis que j’ai une installation digne de ce nom et les moyens mensuels suffisants que je me suis lancée dans une véritable collection. Cela fait plus de deux ans que je collectionne. Bien évidemment, je suis passionnée par ce support depuis bien plus longtemps que cela mais je n’ai réellement pu m’investir dans cet amour de la galette que très tardivement. Du coup, la question de la quantité de galette a finalement peu d’importance. J’aime chacun de mes vinyles. Autant les uns que les autres. Qu’ils soient 10 ou 10 000.

« Pour moi la musique est capable de provoquer autant d’émoi que la vie elle-même

Quel est l’élément déclencheur de ton intérêt pour la musique ?

Je crois qu’en fait… J’ai toujours été sensible à la musique. L’intérêt n’a jamais vraiment commencé, c’est juste qu’il n’a jamais eu de fin. Pour moi la musique est capable de provoquer autant d’émoi que la vie elle-même. Une musique peut me faire pleurer, elle peut me faire rire, elle peut m’enivrer mais jamais elle ne me laisse indifférente. La musique n’est pas une passion, c’est une raison de vivre. Par contre, le disque vinyle est un art, une passion directement liée à cette partie fondatrice de ma vie qu’est la musique.

hello vinyl tient un album de black sabbath

Tu te rappelles de ton premier vinyle acheté ?

Évidemment que je me souviens. Qui n’est pas capable de se rappeler de l’événement qui a changé sa vie ?

Un jour, je suis passée devant un magasin qui vendait des vinyles et qui avait du mal à tenir bon (le vinyle c’était ringard à ce moment-là). En passant devant, j’ai vu des pochettes exposées en vitrine. Comme j’ai toujours été attirée par les images d’albums, je suis rentrée. Ça sentait le vieux papier cartonné, la poussière (odeur que tout collectionneur de vinyles connaît). Tout de suite, cette ambiance chaleureuse m’a fait me sentir chez moi. Je ne connaissais rien du vinyle à ce moment-là. Mes parents en avaient quelques-uns quand j’étais très jeune mais ils ont très vite laissé place aux CD et aux cassettes. Je trouvais l’objet tellement beau que je me suis décidée à en prendre un. En plus à l’époque ça ne coûtait vraiment rien du tout.

Après quelques minutes à passer les disques, j’ai fini par sortir une pochette noire et rouge des bacs. Il s’agissait du concert « Un Olympia Pour Moi Tout Seul » de Renaud, un concert que j’écoutais en boucle à ce moment-là. La personne qui m’accompagnait m’a dit qu’acheter une galette sans avoir l’installation ne servait à rien. Je me suis quand même décidée à prendre l’album en me jurant qu’un jour j’aurais l’installation pour l’écouter avec l’honneur qu’il mérite, celui de m’avoir amené au monde du vinyle. Et le pire, c’est que c’est le seul vinyle de ma collection que je n’ai jamais écouté !

Quelles sont tes influences musicales ?

C’est toujours très difficile pour un passionné de faire un top. Mais même si j’ai des centaines de références sur mes étagères, je peux citer quelques noms qui sont indissociables de ma personnalité et de mon quotidien. Dans un premier temps, Steven Wilson qui est, à mon sens, le génie du prog’ actuel tant dans sa carrière solo que dans le groupe Porcupine Tree. Il y a aussi Nine Inch Nails et, en règle générale, tous les projets de Trent Reznor qui sont toujours surprenants, pleins de sentiments forts et contradictoires. Trent est toujours très juste dans ses compositions et en accord avec mes envies du moment.

hello vinyl tient un album de steve wilson

Et puis évidemment Keane, comment ne pas les citer ? Même s’il s’agit d’un groupe de Pop anglaise très simple, c’est également un des premiers groupes qui m’a fait comprendre que la musique n’était pas qu’une succession de phrases. La musique c’est des émotions à travers les mots et à travers une voix. Je citerai enfin Opeth, un groupe de métal prog’ nordique, qui m’a fait tomber amoureuse du Metal et du guttural. Une révélation pour moi.

Quel genre de musique on jouait à la maison quand tu étais petite ? Tes parents avaient des disques ?

Ah ! Ça c’est vraiment une bonne question ! Ma mère est plutôt musiques françaises des années 80 – 90. Du coup, sans trop le vouloir, je connais par cœur la discographie de Céline Dion, de Joe Dassin, de Jean-Jacques Goldman. Du côté de mon père c’était plutôt Jacques Brel et Édith Piaf. Pour le reste de ma famille, ils se sont clairement tournés vers le RAP US. Je suis pour ainsi dire la seule personne de la famille à aimer profondément le métal et surtout le prog.

Question vinyles, je me rappelle qu’une mallette bleue était toujours dans notre salon mais je ne me rappelle pas les avoir un jour entendu jouer dans la maison. Cette mallette contenait surtout des contes pour enfants, du Boney M, du ABBA et un 45 tours de la chanson Rap’tout des Inconnus. Cette pochette me terrifiait quand j’étais petite fille. Ridicule non ?

hello vinyl tient un album de damn

En fait, comme nous n’avions pas de platine, je passais beaucoup de temps à regarder les pochettes d’album. C’est peut-être de là que vient ma passion pour les images et pour les cover de disques.

Est-ce que tu collectionnes un style en particulier ?

Ce que j’aime réellement dans la musique c’est que les découvertes sont infinies parce que les styles et les mélanges de styles sont infinis. J’ai dans ma collection beaucoup de rockabilly, de stoner, de disco, de blues, de jazz, de heavy, de rock, d’electro… Bref, j’ai vraiment de tout. Mais je pense que ce que je collectionne le plus c’est le prog. C’est réellement mon style de musique préférée car il regroupe tout ce que j’aime dans la musique : une histoire racontée sur tout un album, des chansons qui prennent leur temps et qui changent du tout au tout. Des rythmes et des ambiances différents sur un seul et unique morceau. Un style dans lequel la notion de « single » est un non-sens… un style qui force l’auditeur à prendre l’album dans son intégralité et pas uniquement morceau par morceau.

Finalement, le prog est le style de musique le plus parfait à mettre sur un vinyle car les deux ont pour point commun de forcer l’auditeur à être attentif à la totalité d’une œuvre et ce de la façon dont l’a pensé l’artiste : piste par piste.

hello vinyl tient un album de michael jackson

Ta plus belle trouvaille ?

Sans aucune hésitation : mon original de Under the Iron Sea de Keane. J’ai déjà tellement parlé de ce vinyle sur ma chaine Youtube Hello Vinyl… Mais clairement c’est un album fondateur dans ma quête musicale. C’est grâce à cet album que je me suis autant ouverte à la découverte et à autant de styles différents.

Je me rappelle de ce jour comme si c’était hier… J’étais à une bourse aux vinyles et je fouillais dans les bacs sans trop d’idées. Quand il est littéralement venu à moi. Quand je l’ai vu… Je me suis mise à pleurer… Un album si important pour moi… Devant moi… Encore scellé. Le vendeur m’a expliqué qu’il traînait ce disque de bourses en bourses depuis des années avec l’intuition qu’un jour il arriverait dans les bras d’une personne qui aimerait réellement ce disque. Quand il a vu ma réaction, il a été convaincu que j’étais LA personne. Pour la peine il m’a même fait une énorme réduction sans que je ne demande quoi que ce soit. Aujourd’hui encore je croise ce vendeur en foire et je suis toujours restée dans sa mémoire comme sa cliente la plus attendrissante qu’il avait vu.

hello vinyl tient l'album de lost highway

Des regrets à propos d’un vinyle que tu as perdu ou que tu n’as pas acheté ?

Oh oui… J’ai un souvenir en particulier. Un matin, je me rendais à une foire aux disques rejoindre des amis. Je suis passée juste devant un vide grenier et comme j’étais déjà très en retard je ne m’y suis pas arrêtée. D’autant qu’il était 9h passé ce qui veut dire que les ramasseurs de vinyles sont déjà passés et que les bacs ne valent plus le coup. J’ai donc continué mon chemin jusqu’à ma destination. De retour chez moi, je me connecte à une page de collectionneurs et je vois un post d’une pêche extraordinaire d’un des membres : le vinyle Machina/Machine of God de The Smashing Pumpkins chopé dans ma ville, vers 11h, dans le vide grenier devant lequel je suis passée… La personne ne l’avait acheté que pour la valeur à la revente… Cet album je le cherche depuis très longtemps… Il était prêt à me le vendre pour 100€ alors qu’il ne l’avait payé que 10€.

La moralité de cette histoire : ne jamais se dire que quelque chose ne vaut pas le coup, ne jamais désespérer et ne jamais demander à quelqu’un qui revend une pièce collector combien il l’a payé à l’origine.

Une anecdote intéressante à propos de ta collection ?

Finalement, j’ai déjà beaucoup raconté d’anecdotes dans les questions précédentes… Mais j’en ai encore sous le coude. J’écoute depuis un moment le groupe Opeth qui a eu plusieurs vies dans sa carrière : tantôt gros métal avec du guttural, tantôt prog avec du chant clair. Et c’est par cette dernière période que j’ai été attirée et notamment avec leur album Sorceress (sortie en 2016). Logiquement, la sortie de l’opus a entraîné une tournée mondiale pour laquelle j’avais pris une place dans une salle peu loin de chez moi. Quand je suis arrivée, les gens étaient agglutinés au bar et personne devant la scène, le groupe n’ayant pas encore la renommée suffisante pour former des groupies qui tiennent les barrières plusieurs heures avant le concert. Naturellement, je me positionne tout devant et attends le show avec une grosse appréhension. Laquelle ? Celle d’entendre du guttural dans ce concert. À ce moment-là, je détestais profondément ce versant du métal. Pour moi, seul le chant clair était mélodique. Le groupe finit par monter sur scène sous les applaudissements. Après une chanson de prog, voilà que Mikael Akerfeld commence Her Apparent… Chanté en guttural.

hello vinyl tient un album de opeth

Littéralement, j’ai été assommée par autant de grâce et de talent. Jamais je n’avais entendu ça de m’a vie. Pour la première fois j’entendais de la musique là où auparavant je n’entendais que du bruit. Le concert fut un des plus beaux moments que j’ai pu vivre. Étant une personne qui bouge E-NOR-ME-MENT en concert (surtout dans une salle mole au possible) je passe rarement inaperçue. Le spectacle qui me semblait déjà exceptionnel s’est clôturé par une main tendue du chanteur qui était descendu de scène pour me remercier…

Je suis devenue une groupie à ce moment-là je pense. Ou je suis tombée amoureuse de lui, c’est au choix. En rentrant chez moi, j’ai envoyé un message à mon disquaire lui demandant de me commander TOUTES les éditions qu’il pouvait trouver du groupe. À la fin de la semaine, ma collection d’Opeth était complète.

Quel est ton dernier achat de vinyles ?

Je viens tout juste de recevoir la réédition de l’album No Angel de Dido. C’est un album que j’aime d’amour et qui est très particulier pour moi. Malheureusement, les originaux sont hors de prix… Et il m’était impossible de les avoir à ce tarif. Par chance, j’ai appris que le site Brookvale Records rééditait ce bijou en édition limitée à 1500 exemplaires en version split noir et rouge. Je me suis jetée sur l’occasion. D’autant que le vinyle est accompagné d’un livret qui reprend les illustrations de l’édition CD d’origine. Autant vous dire que j’étais heureuse d’entendre enfin sur ma platine la voix si angélique de Dido.

hello vinyl tient un album de marylin manson

« L’écoute de la galette est un rituel : chercher, repérer, acheter, nettoyer, écouter, savourer et recommencer

Y a-t-il un artiste ou un label en particulier dont tu essayes d’avoir la discographie complète ?

En bonne fan de prog que je suis je ne peux pas passer à côté de mon génie actuel dans ce style de musique à savoir Steven Wilson. Que ce soit en solo ou dans ses groupes (Porcupine Tree en tête) j’essaye d’avoir chaque édition, chaque collector, chaque livre, en relation de près ou de loin avec son travail. Clairement, il remplit des bacs entiers chez moi. D’ailleurs c’est le seul artiste pour lequel je souhaite tous les pressages, toutes les éditions, tous les albums live. Et justement, une édition 5 LP de son concert au Royal Albert Hall vient d’être annoncé en pré-commande pour 60€. Il va être difficile pour moi de résister.

C’est la fin du monde, je sais, c’est terrible mais tu ne peux prendre que 5 vinyles avec toi! Lesquels et pourquoi ?

Ah ! Cette question va être très simple et rapide à répondre puisqu’il s’agit du principe même de l’émission 5 opus que j’ai lancé sur ma chaine Hello Vinyl et pour lequel j’ai été le sujet du premier épisode. Du coup, si vous souhaitez connaître mes 5 albums indispensables, je vous redirige vers ma vidéo : Hello Vinyl en 5 opus

hello vinyl tient l'album to the bone de steven wilson

Édition originale ou réédition ?

La règle de base pour moi c’est choper l’édition la plus proche de l’originale à un prix raisonnable. En priorité, c’est le son qui compte. Un pressage analogique, en très bon état et à un coût raisonnable. Après, si l’original est inaccessible, comme pour le Dido cité plus tôt, alors c’est la réédition qui prime.

Et s’il y a un nouveau pressage collector de qualité restauré à partir des bandes analogiques, alors je réfléchirai à le prendre. Ce fut le cas par exemple pour mon coffret Ten Year War de Black Sabbath. Clairement, les pressages sont magnifiques, de qualité, à partir des bandes analogiques… Et en plus, j’ai tous les albums qui m’intéressaient en un seul coffret.

hello vinyl tient un album de black sabbath

Quel genre de digger es-tu ?

Je suis sur tous les fronts. En priorité, je chope des vinyles via les sites des artistes ou les maisons de production, via les sites d’achats courant type Ebay, via les sites spécialisés vinyles du type Discogs, via mes disquaires (surtout en ce qui concerne les bonnes affaires, les cheapos, etc.), dans les cash, via les vides greniers. Pour ce dernier… il faut tout de même avouer que la concurrence est dure. Quand on vit dans une grande ville, les ramasseurs sont nombreux et sont là avant même les vendeurs… Et il est très difficile d’avoir son précieux dans ces conditions.

Penses-tu que collectionner les vinyles aide à la préservation de notre héritage sonore et culturel ?

C’est même certain ! Déjà, collectionner permet de laisser une trace de notre passage je pense, de ce que nous avons été et ce que nous avons aimé. Ensuite, collectionner de la musique c’est lui permettre d’exister sur un support et également permet à ce support lui-même d’exister. Collectionner de la musique permet de capter à un instant les goûts, les envies, les émotions d’une personne. Après tout la musique c’est ça : de l’émotion. Et je pense qu’il faut un support physique pour le conserver et surtout pour lui donner de l’importance. Avec la dématérialisation, les gens entendent tellement de choses sans réellement l’écoute. Le vinyle te pousse à apprécier et non juste à consommer la musique. Et si tu l’apprécie, tu le transmets. Le vinyle est à mon sens, le meilleur héritage possible de la musique. À la fois fort en qualité mais aussi matériau fragile à manipuler avec précaution.

hello vinyl tient un album de jethro tull

Qu’est-ce qui t’attires dans le disque vinyle ?

Le vinyle est à mon sens le support le plus beau pour écouter de la musique. Déjà, la pochette. Elle est d’une taille suffisante pour contenir la créativité des plus grands artistes. C’est d’ailleurs pour cela à mon sens que les cadres pour vinyle se développent de plus en plus (même chez les non-collectionneurs de vinyles d’ailleurs). La cover est un art. Je pense d’ailleurs que beaucoup de collectionneurs se rappellent bien plus de l’image de la pochette que du nom de l’album, en tout cas c’est mon cas.

Ensuite le vinyle, c’est un son. Alors je sais, les dernières éditions ne sont pas vraiment de la même qualité que les enregistrements d’origines, mais l’analogique le vrai a cette qualité sonore que l’on ne retrouve sur aucun autre support. Et pour moi qui suis ex-trè-me-ment réceptive à la musique… Cette chaleur du son et ce crépitement me font fondre.

obel album

Il y a un côté hypnotique dans le vinyle. Le sillon qui nous inonde de musique, le macaron qui tourne avec ses inscriptions qui dansent (si en plus vous écoutez un vinyle de chez Vertigo vous pouvez être sûr que l’hypnose sera parfaite), la galette parfois maltraitée par la chaleur qui ondule sous le bras de la platine… C’est juste magnifique… Il n’y a rien de plus à dire… Je peux passer du temps à côté de ma galette à l’écouter, à regarder cette danse sonore.

Enfin, et c’est le plus important pour moi : le vinyle est LE format qui permet réellement d’apprécier l’œuvre de l’artiste qu’il contient. À l’heure où les playlist se multiplient, on oublie souvent les albums d’où proviennent ces chansons. Avec un vinyle, vous ne sautez pas de musique, vous ne passez pas à côté du propos de l’artiste. Vous écoutez une œuvre telle qu’elle a été pensée. Personnellement, comme je l’ai dit, je suis une femme du prog. J’aime qu’on me narre une histoire, j’aime qu’on m’emporte dans un récit. Le vinyle est au prog, ce que le livre est à l’écrivain : le moyen indispensable pour faire passer son idée sans sauter de chapitre. L’écoute de la galette est un rituel : chercher, repérer, acheter, nettoyer, écouter, savourer et recommencer.

Comment organises-tu ta collection de disques ?

J’ai récemment changé l’organisation de ma collection. Avant c’était basiquement par ordre alphabétique. Mais non seulement ça mélangeaient des choses improbables mais en plus, j’avais cette sensation de ne pas réellement connaître ma collection. Parfois, j’arrivais devant mes vinyles en me disant : « j’aimerai quelque chose en rentrant du boulot : calme mais pas trop non plus, énergique mais pas trop ». Et souvent, les mêmes noms ressortaient. Finalement, j’ai décidé de changer complètement mes vinyles de place en les rangeant par « émotions ». Du coup maintenant j’ai des intercalaires avec des noms improbables du style : « réveille-toi en douceur », « mauvaise journée ? J’ai ce qu’il te faut ! » ou encore « move your body! ». J’ai bien plus conscience de ma collection et surtout ça correspond bien plus à mon caractère de femme assez émotive en ce qui concerne la musique.

Si ta collection pouvait parler, elle dirait quoi de toi ?

Ma collection est très éclectique… Puisqu’elle correspond à mes émotions. Du coup, je dirai que ma collection dit de moi que je suis une femme émotive et ouverte d’esprit.

hello vinyl tient un album de damn

Ton installation actuelle à la maison ?

Question équipement, j’ai acheté du matériel en occasion avec les moyens que j’avais. Pour la platine, j’ai une Akai AP-100C avec un ampli Pioneer (une valeur sûre) LX-440. Pour les enceintes c’est en cours de changement mais actuellement ce sont deux Sharp. Ce n’est pas la meilleure qualité sonore possible mais c’est tout à fait suffisant pour savourer la musique.

Une dernière chose à ajouter ? C’est maintenant ou jamais 😉

À côté de ma collection de vinyles, j’ai une énorme passion pour les images. J’aime beaucoup le graphisme des pochettes qui sont à mon sens extrêmement créatives (raison pour laquelle j’ai créé l’émission Artwork sur la chaîne Hello Vinyl). Et du coup, j’aime beaucoup faire des photomontages de mon personnage de Hello Vinyl dans l’univers des pochettes. Entre autres, je me suis métamorphosée en bébé de Nevermind qui chasse un vinyle et non un billet de banque, je me suis mise dans la peau de mon idole Steven Wilson et dernièrement, j’ai rendu hommage à l’un de mes photographes préférés Lasse Hoile. Je partage mes photomontages sur le Facebook et l’instagram de Hello Vinyl. Donc, si vous aimez les montages créatifs, référencés et plein de folie, je pense que vous pourrez trouver votre bonheur sur ma page.

hello vinyl s'est photoshopé dans l'album nevermind de nirvana

Plus sur Hello Vinyl :
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Site web : www.hellovinyl.fr

Crédit photos : Avec l’aimable autorisation de @hello_vinyl

Un grand merci à Hello Vinyl d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Nous avons été ravis de découvrir ton univers ! 😉